Pant. Quatre petites lettres. Timides. Discrètes. Recroquevillées. Un A et un N pelotonnés dans les bras d'un P et d'un T. Coquille vide/ vidée/ sous vide ? Surtout aVide. Coquille creuse qui a faim et qu'une fin dévore. Sa faim/ fin, c'est l'écriture. Carnassière, mortelle, cette faim/ fin est une suite. Tel est le sens des deux premiers pan(t)s de ce recueil. La fin comme suite, comme fuite : « la fuite/ ou l'enfer/ la fin/ ou l'envers », dit-il. Un envers infernal qui n'est rien d'autre que les profondeurs de son être. Pant retourne sa peau comme on retourne une peau d'orange ; il se considère de l'intérieur. Tout est blanc. Page vierge, et pourtant il faut y voir des émeraudes... - Emilie NOTARD
