La vie de femme et de mère de deux enfants handicapés n'a évidemment pas été facile pour Rosy Muller; pourtant 30 ans après, elle est sûre que ses enfants lui ont donné un sens à sa vie et enrichi sa vie et elle les remercie ! » Dès la naissance de ses enfants, elle a su qu'elle ferait tout afin qu'ils aient une vie digne d'être vécue, malgré et surtout avec leur handicap. « Je voulais qu'ils sachent ce qu'est l'Amour, qu'ils soient aimés - non de moi seulement - et qu'ils sachent aimer eux-mêmes. » Ses enfants lui ont montré le chemin qui l'a amenée à exercer un métier qu'elle aime par-dessus tout : aider d'autres personnes qui n'ont pas la force de mener une vie normale avec la présence d'un enfant handicapé. En fin de compte, elle peut dire : « J'aime ma vie et mon métier. Avec le recul, je m'étonne encore que je puisse aimer à ce point deux êtres qui sollicitent pareillement ma résistance nerveuse. » Comment cette mère peut-elle aborder la problématique du handicap de cette façon ? En général nous ne voyons pas que la nature sensible d'un être handicapé est beaucoup plus profonde que son handicap. L'âme est d'essence divine et c'est une aventure que de découvrir comment elle s'exprime en dépit de moyens limités. Les élans du coeur sont plus spontanés et les réactions émotives plus fréquentes chez les personnes handicapées que chez le commun des individus.




