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Most Helpful Customer Reviews
6 of 6 people found the following review helpful:
4.0 out of 5 stars
A Wartime Bayreuth 'Meistersinger',
By J Scott Morrison (Middlebury VT, USA) - See all my reviews (TOP 50 REVIEWER) (VINE VOICE) (HALL OF FAME REVIEWER) (REAL NAME)
This review is from: Wagner: Die Meistersinger von Nürnberg (Audio CD)
I don't know whether this recording from the Bayreuth Festival in 1943 has been issued before; I rather suspect it has, but I'd never run across it before. It is interesting from several points of view. First, although it was recorded in 1943 it is in excellent sound for its time, largely because the Germans were already using tape recording, well before the rest of the world did. Second, it features as Pogner an English singer called here Friedrich Dalberg (born Frederick Dalrymple); what was he doing in Germany in 1943? (By the way, as 'Frederick Dalberg' he premiered the role of Claggart in Britten's 'Billy Budd' in 1951.) Third, it has two young singers who went on to huge careers in the German operatic repertoire, Ludwig Suthaus (as Walther) and Paul Schöffler (as Sachs). Erich Kunz makes an excellent Beckmesser who actually sings, rather than barks, the role. The performance is under the direction of Hermann Abendroth, a fine conductor too little remembered these days; he has mastered the subtleties of this enormously complex score and the whole thing moves along without seeming rushed or off-hand. Less impressive, but only by a little, is the Eva of Hilde Scheppan; her voice is a little light for the role. David (Erich Witte) is a bit generic.
I collect Meistersingers and this one ranks somewhere in the middle. Not as good, say, as Karajan, Kempe, Solti, Kubelik or Goodall. Myto supplies cueing numbers but no libretto. Clearly, this one is for those who, like me, feels they cannot have too many recordings of 'Die Meistersinger.' Scott Morrison
9 of 11 people found the following review helpful:
5.0 out of 5 stars
A steal!,
By
This review is from: Wagner: Die Meistersinger von Nürnberg (Audio CD)
This Meistersinger is one of the finest on CD. It has great cast, headed by the 20th Century's finest Sachs, Paul Schoffler. Hermann Abendroth is a great conductor, though under-recorded. The sound is good for 1943 Bayreuth and the price makes it a steal. No matter how many Meistersinger's you have this will be a welcome addition.
5.0 out of 5 stars
Quelle vie théâtrale !,
By Pèire Cotó (Occitània) - See all my reviews
This review is from: Wagner: Die Meistersinger von Nürnberg (Audio CD)
Sorry, I am not able to write my review in English.
Pour Bayreuth en 1943, nous disposons de l'enregistrement de Furtwängler Wagner: Die Meistersinger von Nürnberg, plus célèbre, et de celui-ci. Les rôles secondaires, en gros, étaient les mêmes, alors que ceux de Sachs, de Walther, d'Eva, de Beckmesser, de Pogner et de David étaient tenus par des chanteurs différents. Le guide Fayard des opéras de Wagner parle de routine à propos de la direction d'Abendroth, disons tout de suite que ça me paraît difficilement compréhensible. C'est justement la direction qui est le principal atout, toujours vivante, expressive, active à chaque note. Le prélude, souple, optimiste, d'une grande richesse, fait entendre plus que la société médiévale : à la première écoute, j'ai pensé aux bruits de nature qu'on entend chez Mahler, j'ai respiré l'air frais de la Franconie médiévale et l'imagination n'explique pas tout, car j'aurais les mêmes impressions avec toutes les interprétations des Maîtres. Le sang-froid caractéristique de l'auteur fait que l'atmosphère d'un passage ne déborde jamais sur celle du passage suivant. Mais puisque le parallèle habituel avec Furtwängler est imposé par la date et le lieu, disons que chez ce dernier, le sentiment de noblesse ressenti renvoie à un au-delà des notes, alors que Abendroth se contente d'être où il est, en donnant le maximum de sens aux notes elles-mêmes. Pour la distribution, elle n'est vraiment ni meilleure ni pire que celle de Furtwängler; après 1965, elle serait extraordinaire. Paul Schoeffler manque un peu de chaleur, de paternelle autorité, mais reste un très bon Sachs; la cinquantaine lui permettra d'obtenir ce qu'il n'a pas encore. Ludwig Suthaus, plus jeune que dans les Furtwängler des années 50, articule bien, on le sait, mais manque du charme qui convient au rôle (la même année, Furtwängler avait Max Lorenz, qui en fait trop, mais c'est tout de même autre chose; certains préfèrent Suthaus mais ce n'est pas mon cas). Friedrich Dalberg (Pogner) est lui aussi meilleur que dans les années 50: il contrôle bien sa ligne de chant mais semble plus patelin qu'autoritaire. Hilde Scheppan, plus tard cantonnée aux seconds rôles, n'est une Eva inoubliable, sans démériter non plus. Erich Witte, de mauvaise réputation, bien soutenu par le chef, s'en tire excellemment, articule aussi bien que Suthaus mais sans en avoir la lourdeur; certaines fins de phrases montrent pourtant qu'il peine. Lene est correcte sans plus. Mais c'est le Beckmesser d'Erich Kunz qui attire l'attention. On sait la difficulté du rôle : soit on chante, soit on caractérise, et à chaque fois on mécontente les uns ou les autres. Erich Kunz, le charme même, risquait de ne pas caractériser assez ce personnage antipathique. Il est extraordinaire, montrant l'aigreur, l'envie et la rigidité mentale du Merker, dans les passages qui se rapprochent du parlando, tout en chantant tout le reste comme jamais, mais sans devenir comme d'autres un Walther en plus grave, dissimulant autant que possible son charme par les ruses de son articulation. C'est sans doute l'un des plus grands Beckmesser jamais enregistrés. Il reste que c'est l'orchestre qui passionne, tour à tour lyrique, poétique, bucolique, puissant, menaçant, rythmé, animé, saisissant, toujours présent et chaleureux, jamais semblable, accélérant et ralentissant sans donner l'impression d'un procédé, toujours portant les chanteurs, ce qui permet de comprendre pourquoi la distribution d'Abendroth a la réputation d'être meilleure que celle de Furtwängler. Que de vie ! que de théâtre! L'orchestre donne ainsi une impression de présence que bien des enregistrements plus récents ne procurent jamais, fait passer les 4h 22 sans qu'on s'ennuie ou qu'on fatigue. Le son, excellent pour l'époque, en paraît nettement plus moderne et, sauf à la rigueur pour les choeurs, fait oublier son âge. A la différence du Furtwängler contemporain, aucune bande ne manque et l'opéra est complet.
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