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Sunset Song [Blu-ray]
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Blu-ray
January 1, 2037 "Please retry" | — | 1 |
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| Genre | Drama |
| Format | Import, Blu-ray, Widescreen |
| Contributor | Stuart Bowman, Peter Mullan, Emily-Jane Boyle, Ann Overstall Comfort, Callum Adams, Ewan Comes, Maelly Comes, Sunset Song, Mark Bonnar, Terence Davies, Ken Blackburn, Agyness Deyn See more |
| Language | English |
| Runtime | 2 hours and 15 minutes |
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Product Description
Based on the classic novel by Lewis Grassic Gibbon and brought to life by master director Terence Davies, Sunset Song is an intimate epic of hope, tragedy and love at the dawning of the Great War.
Set in the rural community of Kinraddie, Sunset Song is driven by the young heroine Chris and her intense passion for life, for the unsettled Ewan and for the unforgiving land. As the approaching war brings the modern world to bear on the rural community, Chris must endure against the hardships of rural Scottish life and draw strength from this ancient land.
DVD includes 3 free e-books of Lewis Grassic Gibbon's A Scots Quair trilogy:
Sunset Song (1932)
Cloud Howe (1933)
Grey Granite (1934)
Product details
- Is Discontinued By Manufacturer : No
- MPAA rating : Unrated (Not Rated)
- Package Dimensions : 6.8 x 5.3 x 0.6 inches; 2.82 ounces
- Director : Terence Davies
- Media Format : Import, Blu-ray, Widescreen
- Run time : 2 hours and 15 minutes
- Release date : April 4, 2016
- Actors : Peter Mullan, Ken Blackburn, Mark Bonnar, Stuart Bowman, Emily-Jane Boyle
- Subtitles: : English
- Producers : Sunset Song
- Language : English (Dolby Digital 2.0)
- Studio : Metrodome
- ASIN : B017SZC2TQ
- Number of discs : 1
- Best Sellers Rank: #197,997 in Movies & TV (See Top 100 in Movies & TV)
- #10,437 in Drama Blu-ray Discs
- Customer Reviews:
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(spoiler alert*) The film is beautifully shot, (presumably) historically accurate in it's domestic details, but psychologically weird in it's scene jumps.
The first half of the film seems emotionally accurate, albeit somewhat shallow in it's depiction of the impact of being targeted for incest by a terrifyingly narcissistic parent.
However, the most important lapse in the story is the lack of foreshadowing to explain why Chris's besotted, gentle husband returns on leave from WW1 as a devilishly rapey, bullying monster possessed by total self-centeredness. Of course, war changes it's participants, but this leap from kindly shepherd into massive narco-viciousness is well beyond actual PTSD, (and with only the tiniest measure of foreshadowing). When the film gets to that dramatic crux, (about 3/4s of the way in) it simply makes no sense.
So, (to sum up) it's a very worthy effort, with an intensely interesting subject, and it's also very beautifully filmed. However,it loses one star for being a bit weak in it's depiction of actual human psychological reality.
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Ce serait pourtant une erreur de croire que Davies s'est toujours spécialisé dans les adaptations littéraires plus ou moins de prestige (pour lesquelles il n'a d'ailleurs jamais eu beaucoup d'argent, il faut le préciser). Tous ses premiers films sont peu ou prou autobiographiques : The Terence Davies Trilogy (1976-1983) / Distant Voices Still Lives (1988) / The Long Day Closes (1992)**.
Catholique fervent jusqu'à l'âge de 22 ans, Terence Davies ne fait aucun mystère que c'est la découverte de son homosexualité qui l'a plongé dans une crise durable vis-à-vis de son identité, pas que sexuelle évidemment, au sens le plus large de tout ce qui a pu le définir. Le mélange très fort de nostalgie pour le temps de son enfance et de son adolescence, et le rejet plus ou moins confus de la société anglaise des années 50 telle qu'elle était et telle qu'il la percevait et la perçoit sans doute encore, définit tout le cinéma de Terence Davies, et à plus forte raison les quatre films réunis dans ce coffret (hélas uniquement en anglais, donc) : Terence Davies Collection **.
Les deux longs métrages largement autobiographiques qu'ils l'ont fait connaître, Distant Voices, Still Lives et The Long Day Closes sont les œuvres par lesquelles son esthétique a atteint sa plénitude : rythme languide ; mouvements de caméra majestueux ; recours très marqué à des musiques et à des chansons souvent mélancoliques, portant en elles toute la beauté, le bonheur et la douleur de vivre ensemble dans la Liverpool de l'après-guerre ; évocations hyper-sensibles du rapport d'un enfant à son environnement et à sa famille, aux adultes, aux institutions telles que l'Ecole et l'Eglise et comment elles influencent un rapport complexe à Dieu, aux garçons, et pour finir au cinéma, très présent dans The Long Day Closes. Cinéaste du studio, Davies reconstruit certainement une Liverpool aussi proche de ses souvenirs les plus précis que profondément rêvée - il lui confère le statut d'une grande ville de cinéma à l'américaine dans certains passages, comme au tout début de The Long Day Closes. Devenu totalement maître de ses moyens cinématographiques, il ose de plus en plus des effets de style (lumière tombant dans le plan, etc), des associations et transitions libres, voire oniriques, et des images, certaines ouvertement 'poétiques', qui feront assurer à certains que tout cela fleure bon l'esthétisme décoratif et sans objet. A plus forte raison si l'on se dit, comme tous ses films le laissent entendre, que Davies est sans doute assez passéiste, voire réactionnaire - même s'il n'idéalise pas complètement le temps de son enfance, comme on l'a vu, il le transfigure autant que faire se peut et impose un poids de nostalgie indéniable. Certes, il faudra ne pas raffoler d'œuvres au scénario fortement charpenté, et accepter un cinéma qui n'engage pas à la joie la plus profonde et assez hypotendu. Mais dans une période de relative médiocrité esthétique comme la nôtre, quel bonheur de revoir ces œuvres que d'aucuns ont qualifié de proustiennes - pour une fois, l'adjectif n'est pas complètement usurpé, même si le modèle avoué de Davies serait plutôt T.S. Eliot - dont la beauté se laissera d'autant mieux appréhender qu'on sera réceptif à un cinéma des sensations, audiovisuel avant toute chose, et à une façon de ritualiser et de donner une ampleur à ses souvenirs proprement bouleversante.
La raison pour laquelle j'ai reproduit ci-dessus une partie des remarques que j'avais faites à propos du coffret anglais des premières œuvres de Terence Davies tient au fait que, comme le note Pierre Murat à plusieurs reprises dans l'entretien livré en supplément, Davies a beau adapter des romans, non seulement sa manière reste sensiblement identique mais il continue à être tout entier dans les adaptations des œuvres qu'il aime. La thématique est souvent en partie la même, les figures restent très proches : par exemple, les pères tyranniques, qui ne sont autres que des reflets du sien propre ; l'acceptation du monde comme un possible sacrifice de soi mais pas comme un renoncement, etc. Le style guindé qu'on lui reproche souvent est autant une manière d'être au monde que de le voir, voire la façon pour lui de saisir le temps au travail, et à mon sens le signe qu'un très grand cinéaste est aux commandes.
Entendons-nous : Sunset Song est sans doute, avec The House of Mirth, son film le plus aisément accessible (pour les spectateurs non impatients en tout cas). Avant tout parce que son histoire est plus romanesque, mais aussi parce qu'il s'avère moins languide et empesé que certains de ses premiers films - cf. par exemple sa première adaptation, celle du roman de John Kennedy Toole, The Neon Bible / La Bible de néon . Mais outre que l'on sent à certains tournants qu'il a sans doute été réalisé à l'économie, au Luxembourg et pas en Ecosse qui plus est, Sunset Song porte la marque de son auteur à coup sûr : jeu intériorisé et peu naturaliste, lyrisme douloureux (accentué par les choix musicaux, toujours cruciaux chez lui), plans très composés et mouvements de caméra aussi majestueux qu'élégants. Tout cela participe de l'impression que le tout n'est pas assez naturel et trop amidonné. Ce n'est pas complètement faux, et je suis pour ma part tout prêt à reconnaître que les acteurs ne maîtrisent pas complètement la façon de jouer que leur impose Davies (en tout cas pas tout le temps) et que c'est par endroits un peu gênant. Mais cela n'empêche pas d'adhérer aux personnages et à l'histoire, qui se déroule avec une assurance qui vient du scénario mais est aussi en grande partie créée par une mise en scène d'une rigueur et d'une sensibilité qui n'ont que peu d'égales. Car quelle maestria dans le moindre choix, qu'il s'agisse de la valeur du plan, de l'emplacement de la caméra, des mouvements d'appareil, du rapport du son (et en particulier du chant) à l'image ! Bref, si Davies ne suscite pas toujours assez de naturel de la part de ses comédiens, s'il les guinde quelque peu, son récit et ses personnages n'en ont pas moins au bout du compte la force de l'évidence. Il en va d'ailleurs de même pour Agyness Deyn, à laquelle je comprends qu'on ait du mal à croire au début et qui finit par imposer son personnage avec aplomb et sait subtilement émouvoir à plus d'un détour.
Très beau portrait de femme, belle histoire d'un sacrifice qui comme je l'écrivais plus haut est aussi une libération et une acceptation (du monde tel qu'il est, de son sort, du lien devenu indéfectible avec le lieu dans lequel on a été amené à vivre), Sunset Song est à bien des égards sublime. Il fut un temps où des œuvres telles que celle-ci auraient été prisées par nombre de spectateurs. Je ne comprends pas bien pourquoi un tel film, au récit émouvant, signé par un styliste comme il en existe peu dans le cinéma contemporain, visuellement très abouti (avec notamment ses intérieurs à la Vermeer et à la Hammershoi , mais aussi ses somptueux paysages) ne vaudrait plus la peine qu'on se déplace pour le voir dans une salle de cinéma. Alors oui, il a quelques défauts, au titre desquels il y a également qu'il patine un peu dans son dernier tiers, que certaines scènes en sont modérément bien négociées (le retour du mari à la maison). Sans parler du fait que les anglophones, et en particulier les Ecossais, pourront trouver à redire aux accents de certains des comédiens. Mais mérite-t-il la quasi-indifférence qu'il a rencontrée lors de sa sortie en salles et une sortie en vidéo à la sauvette au cœur de l'été, meilleur moyen de l'enterrer une deuxième fois ? J'espère pour ma part que ce film, splendide en dépit des quelques réserves qu’on pourra à bon droit faire, aura une deuxième vie en dvd / Blu-ray.
EDITION FRANCAISE ESC : Sunset Song (dvd) / Sunset Song (Blu-ray)
Attention, il n'y a qu'une VOSTF, pas de VF. J'ai pour ma part visionné le Blu-ray, pas le dvd. La qualité du master est très bonne : tant pour la définition que pour la vivacité des couleurs, l'image donne satisfaction. Tout au plus pourra-t-on regretter le petit effet de voile lorsque le chef opérateur a recours à une lumière un peu diffusée, et le fait que les ocres ne soient pas toujours parfaitement restitués. Son de très bonne qualité lui aussi. Le seul supplément est un entretien d'une demi-heure avec le critique de Télérama Pierre Murat. Défenseur de longue date du cinéma de Terence Davies, il le connaît de toute évidence bien. Ses propos sont, comme souvent avec lui, un petit peu trop impressionnistes, mais sur la demi-heure il donne tout de même pas mal de repères, pour comprendre le réalisateur et placer ce film dans le droit fil de ce qu'il a fait avant, notamment. Sur le versant écossais, l'adaptation en elle-même, etc, il n'a en revanche rien à dire.
* Paroles du début de "Wayfaring Stranger", chanson folklorique américaine datant sans doute du début du 19ème siècle. Elle fait partie des très beaux choix opérés par Davies pour ce film, d'autres chants étant plus spécifiquement issus de la tradition écossaise.
** Il n'y aura pas le choix si l'on souhaite les découvrir : il faudra se porter sur les éditions anglaises de ces films éditées par le British Film Institute. On ne peut que regretter que les films ne soient pas sous-titrés dans une autre langue que l'anglais, mais tout au moins y a-t-il des sous-titres anglais disponibles pour tout, films, commentaires du réalisateur et entretiens. Il est à noter que l'éditeur français Doriane Films, qui met en valeur le patrimoine cinématographique britannique, parfois en reprenant les masters du BFI d'ailleurs, vient de sortir la Trilogie : The Terence Davies Trilogy . Espérons que ce n'est qu'un début et qu'il va tous les distribuer. Pour ces films relativement avares de paroles - sauf "Of Time and the City", plus prolixe - si l'on comprend au moins un peu l'anglais écrit, on peut tenter l'expérience de ces dvd anglais. En tout cas, ce sera le seul accès possible aux œuvres d'un cinéaste profondément attachant, dont les films ici réunis constituent un des ensembles les plus beaux et cohérents du cinéma anglais des trente-cinq dernières années. Un cinéma anglais personnel et raffiné, à la 1ère personne mais très élaboré, tel qu'on ne l'imagine que trop peu dans nos contrées. Oui, décidément, il faut (re)découvrir Terence Davies. Voici, pour l'instant, la meilleure façon de le faire, avec les plus récents et aisément trouvables The Deep Blue Sea et Sunset Song.

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